Fin du briefing hier matin. J'ai rencontré la personne qui s'occupe des RH. J'ai des sous maintenant! Et aussi un coordo au niveau logistique, et la personne responsable de l'approvisionnement des différents points de service et des maisons. Y'a vraiment beaucoup de monde qui s'occupe de l'organisation.
Et début du travail sur le terrain. Finalement je travaillerai en alternance sur les camps de Pétionville Golf, carrément un terrain de golf réaménagé en camp, par nul autre que Sean Penn, qu'avec un peu de chance je croiserai un de ces jours, et Carrefour, le plus gros des camps actuellement. Des dizaines de milliers de personnes dans chacun.
J'ai d'abord rejoint une autre expat à l'antenne (la tente) même de Golf. Elle est située très en hauteur dans le camp qui est dans une forte pente. Ça rend l'accès évidemment difficile aux bénéficiaires, donc on doit souvent descendre donner des services directement chez les gens. J'ai fait rapidement ma première évaluation à l'antenne. On a une bonne collaboration avec un hopital à la sortie du camp opéré par MSF je crois donc on peut référer facilement au besoin.
Chaque antenne a un responsable local qui a une formation psychosociale et est responsable de la gestion de l'équipement, des dossiers... On a une fiche pour chaque bénéficiaire avec une évaluation assez détaillée de la situation psychosociale de la personne, ses besoins en terme d'abri et autre équipement, et une évaluation plus sommaire de la situation physique, des problématiques, des traitements reçus. On peut faire une note d'évolution à chaque traitement et donner des rendez-vous pour faire le suivi. Y'a aussi un animateur chargé de faire patienter les gens qui attendent les services. Il les fait chanter, organise diverses activités artistiques, invite les gens aussi à s'exprimer sur leur vécu. Y'a des groupes de discussion aussi organisés spécifiquement pour ceux qui vivent le plus de symptômes de stress.
En après-midi, je suis descendue avec Mario (le responsable de l'antenne) dans le camp, faire du recrutement pour une clinique ORL qui aura lieu ce mercredi matin. . On prend les coordonnées de la personne et la raison de consultation en gros. Et on les invite à monter mercredi à l'antenne. En fait il fait le gros du travail à ce niveau étant donné que ça se passe en créole. Le rôle des expats en est un de support et d'enseignement. Faire l'évaluation de la situation au niveau physique, déterminer l'orientation et recommander le plan de traitement aux techniciens locaux qui appliquent les recommandations, et font office de traducteurs durant les rencontres. Mais j'ai quand même donné mon premier traitement dans le camp en après-midi auprès d'une blessée orthopédique qui récupère bien.
En circulant, partout les enfants que je croise s'exclament ''blanc! blanc!''. Ils sont super attachants. À notre premier stop, pendant que Mario notait les besoins des gens, ça a pas pris 30 secondes que j'avais trois fillettes entre 3 et 5 ans accrochées à mes jambes. Elles répétaient ce que je disais sans comprendre et en faisaient des chansons, ça sautait à la corde, dansait. Elles ne voulaient plus me laisser partir quand on a dû s'en aller quelques minutes après.
Je pense que je vais aimer ça. On ne peut pas faire beaucoup pour chacun mais ça fera vraiment une différence sur leur fonctionnement au bout du compte. Je n'ai pas eu le choc que j'anticipais en entrant dans le camp. Le plus dur c'est la chaleur. Sous la tente il doit faire plus de 40 degrés.
Ce soir c'est fête. Y'a un party à la maison 1 pour le départ d'un expat. Et demain c'est la fête du drapeau pour les Haïtiens. C'est congé férié. Les employés locaux de HI sont presques tous en congé. On prévoit encore des manifestations. Ça a bougé pas mal aujourd'hui et y'a eu quelques incidents mais je travaille loin de là donc je n'en ai même pas eu connaissance.
Des images du camp Golf vu de la tente HI, avec la mer jamais bien loin, et la descente vers l'entrée du camp.
mardi 18 mai 2010
En acclimatation
On n'a pas d'internet depuis 3 jours à la maison maintenant. Personne ne semble savoir pourquoi, ni s'occuper du problème. On va squater la maison 1, à 2 minutes à pieds de chez nous pour avoir accès. Je prends de l'avance à l'écriture, en attendant de pouvoir publier.
J'ai eu une journée de briefing samedi qui m'a permis de voir quelques-unes des maisons d'HI. On est vraiment très bien logés, c'est presque gênant. En même temps, j'me dis que ça contribue à notre efficacité sur le terrain si on peut bien récupérer.
Dimanche c'était journée de plage. Près de 2 heures de minibus d'abord pour traverser Port-au-Prince, vers le nord. Ensuite sur une route qui longe la côte, entre mer et montagne. Les paysages sont impressionnants. Le pays, vraiment, est magnifique et devrait mériter d'être visité. Bien sûr la pauvreté est importante et partout. Y'a littéralement des rivières de déchets en ville, les véhicules sont super polluants aussi. Mais je trouve du charme aux petits commerces à tous les coins de rue. On peut trouver autant des fruits frais, qu'un coca-cola (bien) froid, ou de l'artisanat local.
La plage où on est allés est en fait un club privé, fréquenté par les expats de plein d'ONG sur place actuellement et aussi par des Haïtiens ayant des moyens. J'ai fait connaissance avec l'indigo, je crois. On était installés sous un arbre dont la sève tache la peau et tout le reste de violet. Et c'est coriace. J'en ai encore sur un bras et sous les pieds.
Dans la catégorie métier dangereux, au retour. À flan de montagne, dans une section vraisemblablement exploitée comme carrière, 75 m en hauteur, un homme noir qu'on distingue bien sur la paroi calcaire, détache des pierres à coup de pic.
Sur la route en se rendant... l'air est très lourd.
Un des nombreux contrastes de la place.
J'ai eu une journée de briefing samedi qui m'a permis de voir quelques-unes des maisons d'HI. On est vraiment très bien logés, c'est presque gênant. En même temps, j'me dis que ça contribue à notre efficacité sur le terrain si on peut bien récupérer.
Dimanche c'était journée de plage. Près de 2 heures de minibus d'abord pour traverser Port-au-Prince, vers le nord. Ensuite sur une route qui longe la côte, entre mer et montagne. Les paysages sont impressionnants. Le pays, vraiment, est magnifique et devrait mériter d'être visité. Bien sûr la pauvreté est importante et partout. Y'a littéralement des rivières de déchets en ville, les véhicules sont super polluants aussi. Mais je trouve du charme aux petits commerces à tous les coins de rue. On peut trouver autant des fruits frais, qu'un coca-cola (bien) froid, ou de l'artisanat local.
La plage où on est allés est en fait un club privé, fréquenté par les expats de plein d'ONG sur place actuellement et aussi par des Haïtiens ayant des moyens. J'ai fait connaissance avec l'indigo, je crois. On était installés sous un arbre dont la sève tache la peau et tout le reste de violet. Et c'est coriace. J'en ai encore sur un bras et sous les pieds.
Dans la catégorie métier dangereux, au retour. À flan de montagne, dans une section vraisemblablement exploitée comme carrière, 75 m en hauteur, un homme noir qu'on distingue bien sur la paroi calcaire, détache des pierres à coup de pic.
Sur la route en se rendant... l'air est très lourd.
Un des nombreux contrastes de la place.
lundi 17 mai 2010
Je vais bien
Je ne sais pas trop ce que vous entendez et voyez dans les médias, ça a brassé un peu ici, et y'a d'autres manifs prévues demain. Je suis en sécurité. Si y'a des risques, on ne va tout simplement pas travailler et on reste à la maison, qui est murée tout le tour avec aussi un gardien armé, dans un quartier tranquille. Donc, ne vous inquiétez pas!!!
On n'a plus le net à la maison, donc je ne peux pas publier ici comme je voudrais, mais j'écris et fais des réserves pour quand j'aurai un meilleur accès.
On n'a plus le net à la maison, donc je ne peux pas publier ici comme je voudrais, mais j'écris et fais des réserves pour quand j'aurai un meilleur accès.
vendredi 14 mai 2010
Premières impressions
J'ai l'impression que je pourrais écrire 200 pages avec juste la première heure tellement tout est différent, tout me frappe, me fascine. J'ai eu peu de contacts avec des Haïtiens aujourd'hui donc je ne peux pas tellement m'imprégner de leur réalité et y réagir. Ça viendra probablement.
Haïti lorsqu'on l'approche pour l'atterrissage est magnifique. C'est un terrain très montagneux, de vieilles montagnes vertes plissées. La partie nord de l'île semblait plus sèche et déforestée, mais près de la capitale la végétation semble abondante. J'étais sous le charme de ce paysage de bord de mer donc, jusqu'à ce que j'aperçoive des étendues de terrain plus ou moins grandes et denses parsemées de taches bleues. Les bâches des abris temporaires. Les camps. Je suis revenue assez rapidement à la réalité et à ce que je viens faire ici.
Des gens de l'organisation m'attendaient à la sortie de l'aéroport, et on s'est payés une sacré ballade jusqu'au bureau de coordination, et ensuite jusqu'à la maison 4, mon nouveau chez moi. Pas question que j'envisage de conduire ici.... Trop fou. Suis même pas sûre qu'on a le droit. D'abord c'est très technique, étant donné la qualité des chemins. Pas de 4 x 4 tu vas pas partout c'est certain. Ensuite le seul code qui semble tenir c'est je klaxonne, pousse-toi.
En ville y'a des camps installés un peu partout, partout où y'a de la place. Y'a encore des tas de gravats où on devine l'existence de maisons détruites par le séisme. Mais ça a l'air tellement lointain dans le temps, la ville est très vivante, et 4 mois c'est suffisant pour que des mauvaises herbes commencent à envahir les ruines.
Je vis dans une grande maison, avec cour toute murée et gardée. Je serai coloc ce soir avec une Québécoise qui doit changer de maison demain. Ensuite, sais pas. On a l'air clim dans la chambre!!! Tout le monde a l'air bien sympa. Y'a 2 manguiers dans la cour, et des bougainvilliers, et des cocotiers.....
J'aurai le temps de m'acclimater avant de débuter le travail. J'ai un briefing de 2 jours, demain et lundi. Dimanche c'est congé, et mardi c'est un férié ici. Je devrais commencer le travail mercredi et en savoir beaucoup plus sur ce qui m'attend d'ici là.
Haïti lorsqu'on l'approche pour l'atterrissage est magnifique. C'est un terrain très montagneux, de vieilles montagnes vertes plissées. La partie nord de l'île semblait plus sèche et déforestée, mais près de la capitale la végétation semble abondante. J'étais sous le charme de ce paysage de bord de mer donc, jusqu'à ce que j'aperçoive des étendues de terrain plus ou moins grandes et denses parsemées de taches bleues. Les bâches des abris temporaires. Les camps. Je suis revenue assez rapidement à la réalité et à ce que je viens faire ici.
Des gens de l'organisation m'attendaient à la sortie de l'aéroport, et on s'est payés une sacré ballade jusqu'au bureau de coordination, et ensuite jusqu'à la maison 4, mon nouveau chez moi. Pas question que j'envisage de conduire ici.... Trop fou. Suis même pas sûre qu'on a le droit. D'abord c'est très technique, étant donné la qualité des chemins. Pas de 4 x 4 tu vas pas partout c'est certain. Ensuite le seul code qui semble tenir c'est je klaxonne, pousse-toi.
En ville y'a des camps installés un peu partout, partout où y'a de la place. Y'a encore des tas de gravats où on devine l'existence de maisons détruites par le séisme. Mais ça a l'air tellement lointain dans le temps, la ville est très vivante, et 4 mois c'est suffisant pour que des mauvaises herbes commencent à envahir les ruines.
Je vis dans une grande maison, avec cour toute murée et gardée. Je serai coloc ce soir avec une Québécoise qui doit changer de maison demain. Ensuite, sais pas. On a l'air clim dans la chambre!!! Tout le monde a l'air bien sympa. Y'a 2 manguiers dans la cour, et des bougainvilliers, et des cocotiers.....
J'aurai le temps de m'acclimater avant de débuter le travail. J'ai un briefing de 2 jours, demain et lundi. Dimanche c'est congé, et mardi c'est un férié ici. Je devrais commencer le travail mercredi et en savoir beaucoup plus sur ce qui m'attend d'ici là.
En transit
Le dernier 24 heures a été assez intense merci... Une chance que j'ai eu l'aide de ma mère mercredi pour avancer le déménagement et le ménage... Je n'y serais pas arrivée toute seule, et ça a été tellement plus agréable surtout!!
Je suis arrivée à Montréal 4 heures plus tard que je croyais, la nuit a été très très courte. Petits ennuis aux douanes, j'ai été sélectionnée pour une fouille de bagages... Prolongement de l'attente, et course jusqu'à la porte d'embarquement. Quand on entend son nom au haut-parleur avec la mention on ferme dans 1 minute, ça motive. C'était même pas ma faute en plus.Une fois assise dans mon siège j'ai pu relaxer et j'ai réussi à dormir pas mal sur le premier vol donc je rattrape un peu de sommeil. Un bon café Starbucks devrait m'aider à me requinquer tout à fait et je devrais être réveillée à mon arrivée à Port-au-Prince, dans environ 4 heures.
J'ai clarifié la question décalage... Haïti et le Québec c'est le même fuseau horaire, mais les Haïtiens n'avancent pas l'heure pour l'été, donc il est une heure plus tôt sur Port-au-Prince.
Je suis en transit à Miami, dans le plus grand aéroport que j'ai vu à date. On peut certainement y marcher plusieurs kilomètres. Bon peut-être que Charles-de-Gaulle s'en rapprochait un peu... Ça remonte à un bout de temps, je ne me souviens pas bien. Je retourne tuer le temps autrement...
Je suis arrivée à Montréal 4 heures plus tard que je croyais, la nuit a été très très courte. Petits ennuis aux douanes, j'ai été sélectionnée pour une fouille de bagages... Prolongement de l'attente, et course jusqu'à la porte d'embarquement. Quand on entend son nom au haut-parleur avec la mention on ferme dans 1 minute, ça motive. C'était même pas ma faute en plus.Une fois assise dans mon siège j'ai pu relaxer et j'ai réussi à dormir pas mal sur le premier vol donc je rattrape un peu de sommeil. Un bon café Starbucks devrait m'aider à me requinquer tout à fait et je devrais être réveillée à mon arrivée à Port-au-Prince, dans environ 4 heures.
J'ai clarifié la question décalage... Haïti et le Québec c'est le même fuseau horaire, mais les Haïtiens n'avancent pas l'heure pour l'été, donc il est une heure plus tôt sur Port-au-Prince.
Je suis en transit à Miami, dans le plus grand aéroport que j'ai vu à date. On peut certainement y marcher plusieurs kilomètres. Bon peut-être que Charles-de-Gaulle s'en rapprochait un peu... Ça remonte à un bout de temps, je ne me souviens pas bien. Je retourne tuer le temps autrement...
mardi 11 mai 2010
Les défis
Voilà! Départ officiellement fixé à vendredi matin 0615 comme on écrit sur les billets électroniques... Je pars pour Port-au-Prince via Miami. J'arriverai en milieu d'après-midi en Haïti.
On a eu un super souper de la famille élargie samedi dernier. Et pour perpétrer une tradition de la famille plus proche, j'ai demandé aux gens présents de me donner des défis pour les mois qui s'en viennent. Si vous voulez en ajouter dans les commentaires ça serait chouette, bien que la liste soit déjà bien garnie. Ça peut vraiment aller dans tous les sens, soyez créatifs. Je retranscris tel quel ceux que j'ai déjà :
- Trouver le nom des 5 plus belles plages et les visiter si possible.
- Garder le sourire.
- Put both feet in the ocean and enjoy yourself, à tous les jours je doute que ça se fera, mais aussi souvent que possible!
- Me procurer des fleurs, si possible des oiseaux du paradis et en faire des bouquets à plusieurs reprises, noter les circonstances et les bonheurs que ça me donnera.
- Dire les sortes de fleurs que la cour de mon logement contiendra.
- Apprendre une chanson folklorique en créole.
- Apprendre un rituel vaudou ou prendre des photos d'oiseaux exotiques.
- Un poème créole, avec un paysage qui correspond.
- Récolter au moins 3 dessins ou petits mots de la part d'un Haïtien.
- Soigner plus de 70 personnes.
- Rapporter le plus gros coquillage que je trouverai à la plage.
- Prendre en photo le plus bel endroit que je trouverai avec le premier passant que je verrai.
- Me renseigner sur l'agriculture en Haïti.
- Trouver une recette et la partager.
- Raconter l'expérience la plus touchante de mon travail.
- Participer à une cérémonie vaudou.
On a eu un super souper de la famille élargie samedi dernier. Et pour perpétrer une tradition de la famille plus proche, j'ai demandé aux gens présents de me donner des défis pour les mois qui s'en viennent. Si vous voulez en ajouter dans les commentaires ça serait chouette, bien que la liste soit déjà bien garnie. Ça peut vraiment aller dans tous les sens, soyez créatifs. Je retranscris tel quel ceux que j'ai déjà :
- Trouver le nom des 5 plus belles plages et les visiter si possible.
- Garder le sourire.
- Put both feet in the ocean and enjoy yourself, à tous les jours je doute que ça se fera, mais aussi souvent que possible!
- Me procurer des fleurs, si possible des oiseaux du paradis et en faire des bouquets à plusieurs reprises, noter les circonstances et les bonheurs que ça me donnera.
- Dire les sortes de fleurs que la cour de mon logement contiendra.
- Apprendre une chanson folklorique en créole.
- Apprendre un rituel vaudou ou prendre des photos d'oiseaux exotiques.
- Un poème créole, avec un paysage qui correspond.
- Récolter au moins 3 dessins ou petits mots de la part d'un Haïtien.
- Soigner plus de 70 personnes.
- Rapporter le plus gros coquillage que je trouverai à la plage.
- Prendre en photo le plus bel endroit que je trouverai avec le premier passant que je verrai.
- Me renseigner sur l'agriculture en Haïti.
- Trouver une recette et la partager.
- Raconter l'expérience la plus touchante de mon travail.
- Participer à une cérémonie vaudou.
jeudi 6 mai 2010
Ça se précise
Les jours passent et j'en apprends un peu plus. Handicap International semble une machine très bien huilée avec des procédures très claires. Jusqu'à maintenant j'ai parlé à 2 personnes, en plus de communiquer par mail avec 2 autres, et tous sont très très aidants, disponibles et les contacts sont agréables. Ça augure bien pour quand je serai là-bas.
Je partirai donc quelque part entre les 14 et 16 mai prochains pour Port-au-Prince. Je devrais rester là dans une maison en colocation assez étroite... Il y a une quinzaine de personnes qui vivent dans chacune des 4 maisons de l'organisation de la capitale, à 3-4 par chambre, en plus des tentes dans la cour arrière. 2 à 3 locaux sont engagés pour assurer la confection des repas, l'entretien de la maison, le lavage... pour qu'on puisse se consacrer à ce pourquoi on se trouve sur place, le travail, et le repos quand on ne travaille pas. Les expats payent pour la nourriture avec le per diem.
Je me demande encore un peu ce que je vais faire... HI a plusieurs sections au volet santé de ses activités en Haïti. Une première partie se déroule dans les hôpitaux, soins directs aux blessés, et aussi enseignement au personnel haïtien des soins de base en réadap. Ensuite il y a un volet plus communautaire avec différents points de service pour les blessés qui auraient quitté l'hôpital et qui sont retournés dans leur famille, ou dans les camps, ou qui ont quitté la ville et sont partis vers la campagne. Et y'a le volet orthèses-prothèses pour appareiller les amputés des membres inférieurs avec des prothèses pour le moment temporaires qui seront au fil du temps remplacées par des prothèses définitives. Je figure que je me retrouverai soit dans les hôpitaux ou dans le communautaire, étant donné que je n'ai aucune connaissances en appareillage... Mais bon. Tout s'apprend. Quand je leur demande où je m'en vais j'ai un peu l'impression qu'eux ne savent pas précisément encore non plus... On verra sur place. Ça ça ne me stresse pas du tout.
Les communications se sont assez bien rétablies au pays, si bien que j'aurai mon premier téléphone portable à vie, gracieuseté de HI, question de sécurité, que les gens de l'organisation puissent me rejoindre en tout temps, et aussi question d'organisation. Et ça rassure les mamans!
J'apporte aussi mon portable puisque on a accès au wifi de la maison. Je devrais donc pouvoir alimenter mon blog assez régulièrement, fonction de mon humeur et de mon énergie.
Question logistique, il me manque juste les papiers médicaux qui disent que je suis fit pour partir et quelques vaccins... ça va se faire la semaine prochaine.
8 à 10 dodos donc avant le départ... je n'ai jamais débuté un si court décompte du genre!
Je partirai donc quelque part entre les 14 et 16 mai prochains pour Port-au-Prince. Je devrais rester là dans une maison en colocation assez étroite... Il y a une quinzaine de personnes qui vivent dans chacune des 4 maisons de l'organisation de la capitale, à 3-4 par chambre, en plus des tentes dans la cour arrière. 2 à 3 locaux sont engagés pour assurer la confection des repas, l'entretien de la maison, le lavage... pour qu'on puisse se consacrer à ce pourquoi on se trouve sur place, le travail, et le repos quand on ne travaille pas. Les expats payent pour la nourriture avec le per diem.
Je me demande encore un peu ce que je vais faire... HI a plusieurs sections au volet santé de ses activités en Haïti. Une première partie se déroule dans les hôpitaux, soins directs aux blessés, et aussi enseignement au personnel haïtien des soins de base en réadap. Ensuite il y a un volet plus communautaire avec différents points de service pour les blessés qui auraient quitté l'hôpital et qui sont retournés dans leur famille, ou dans les camps, ou qui ont quitté la ville et sont partis vers la campagne. Et y'a le volet orthèses-prothèses pour appareiller les amputés des membres inférieurs avec des prothèses pour le moment temporaires qui seront au fil du temps remplacées par des prothèses définitives. Je figure que je me retrouverai soit dans les hôpitaux ou dans le communautaire, étant donné que je n'ai aucune connaissances en appareillage... Mais bon. Tout s'apprend. Quand je leur demande où je m'en vais j'ai un peu l'impression qu'eux ne savent pas précisément encore non plus... On verra sur place. Ça ça ne me stresse pas du tout.
Les communications se sont assez bien rétablies au pays, si bien que j'aurai mon premier téléphone portable à vie, gracieuseté de HI, question de sécurité, que les gens de l'organisation puissent me rejoindre en tout temps, et aussi question d'organisation. Et ça rassure les mamans!
J'apporte aussi mon portable puisque on a accès au wifi de la maison. Je devrais donc pouvoir alimenter mon blog assez régulièrement, fonction de mon humeur et de mon énergie.
Question logistique, il me manque juste les papiers médicaux qui disent que je suis fit pour partir et quelques vaccins... ça va se faire la semaine prochaine.
8 à 10 dodos donc avant le départ... je n'ai jamais débuté un si court décompte du genre!
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